La biographie de Gleb
Yehuda Chaïm Kalman est né en 1912 à Zélow, au sud de Lodz en Pologne.
Son père, Moïse Kalman, tisserand, l'inscrit à l'école rabbinique.
Il fait l'apprentissage du dessin à Lodz.
Arrive à Paris en 1932, et prend le pseudonyme de Thomas Gleb. (« Mon surnom est Thomas car je n'ai pas cru, Gleb, c'est mon nom… ») Première exposition en 1935, suivie de nombreuses autres, mais carrière interrompue par la guerre.
En 1940, il s'engage dans les régiments de « la Marche des Volontaires Etrangers ».
A la démobilisation, en juillet 1940, il entre dans le mouvement de résistance juive, il prend pour nom de résistant Raymond Thomas.
Son atelier est pillé par les allemands.
Réfugié à Grenoble en 1942.
Arrêté par la Gestapo en 1944, déporté vers l'Allemagne dans le dernier convoi parti de Lyon le 8 août 1944, il réussit à se glisser hors du train dans les Vosges.
Retour à Paris en 1945.
De 1950 à 1957 : vit en Pologne avec sa famille. Son oeuvre illustre sa volonté de participer à la restauration de son pays. Sa série des Coqs illustre à la fois cet élan patriotique et la révolte contre le style « réalisme socialiste» imposé par le régime communiste.
Reçoit une distinction pour une illustration d'un livre de Tchékov.
Rentre en France en 1957 pour fuir le communisme.
Séjour en résidence à la Fondation de Royaumont.
Il commence à s'intéresser à l'art de la tapisserie.
Il reçoit la commande de cartons pour des tapisseries sur le sujet des Douze tribus d'Israël.
Il devient l'un des représentants de la nouvelle tapisserie en France.
Il obtient d'importantes commandes,
notamment :
- « La Joie », une grande tapisserie de 70m2 commandée par Pernod Ricard pour son siège de Créteil.
- « Bord d'eau » une tapisserie de 60m2 commandée par la Communauté Urbaine de Bordeaux.
Il participe à une exposition de peintres juifs en France.
Il aime le « blanc sur blanc »
Abandonne la figuration.
Sa carrière est consacrée par de nombreuses expositions dans le monde entier, en Australie, en au Canada, aux USA, etc….
En 1970, se consacre au réaménagement de l'oratoire de la Sainte Baume.
En 1971, travaille à l'architecture du couvent de St Mathieu de Tréviers, dans l'Hérault.
En 1979, travaille au réaménagement de la chapelle du Carmel de Niort.
En 1989, il s'installe à Angers où il finit sa vie en 1992.
Il a fait don d'une partie de son oeuvre, essentiellement des tapisseries, et de toutes ses archives au Musée d'Angers qui lui consacre une grande exposition en 2001.
Où découvrir son oeuvre ?
- Musée Jean Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine à Angers où 3 salles lui sont consacrées.- Manufacture des Gobelins à Paris
- Centre National d'art et culture Georges Pompidou
- Oratoire de l'hôtellerie de la Ste Baume (Var)
- Couvent de St Matthieu de Tréviers. (Hérault)
- Musée d'Aubusson
- Musée Eucharistique du Hiéron au Paray-le-Monial (Saône et Loire) Ecrits de Thomas Gleb :
« Le Livre des naissances »
- Ecrits sur Thomas Gleb :
Catalogues sur les expositions récentes : Angers (1991) (2012), Paris (2012) Fürth (2015) Articles dans la Vie (2015)
Sites Internet :
- www.thomas-gleb.fr
- Thomas Gleb et les musées d'Angers
- Thomas Gleb Wikipédia
- Véronique Chemla
- Musée Eucharistique du Hiéron
- Sacré Blanc-Hommage à Thomas Gleb
- Dominicaines des Tourelles Saint Mathieu de Tréviers